Pour sortie frauduleuse de 50.000 cartes d’électeurs, 11 membres incarcérés.
__________par Gontran HOUNSOUNOU
Les élections municipales et communales de 2008 devraient avoir lieu le 20 avril prochain. Mais depuis le dimanche 30 mars dernier, 50.000 cartes d’électeur ont été frauduleusement sorties à la Commission Electorale-Littoral.
Suite aux enquêtes, onze (11) membres impliqués ont été présentés ce matin au procureur du tribunal de première instance de Cotonou et déférés à la prison civile de la même ville cet après-midi.
Il s’agit de :
COMMISSION ELECTORALE D’ARRONDISSEMENT (CEA)
Pascal GUITIBY
Wilfried ODJO
Athanase HOUESSOU
Narcisse MAKPENON
Victor KOKOUVISSO
Germain HOUNDELADJI
COMMISSION NATIONALE AUTONOME (CENA)
Michel MAKPENON: Coordonnateur chargé du budget et du matériel
Antoine BOKOSSA
Antoine NOUMETON tous deux au magasin central de la CENA
COMMISSION ELECTORALE DEPARTEMENTALE (CED-LITTORAL)
Marc Didier DOUBOGAN
Solange CAPO-CHICHI
Pour le moment nul ne peut présager la suite de ce dossier purement politique.
Quant à la tenue ou non de ces élections à bonne date, les jours à venir nous édifieront.
jeudi 3 avril 2008
mercredi 2 avril 2008
DECLAMATION DE POEME: ERICK-HECTOR HOUNKPE REND HOMMAGE AUX FEMMES BENINOISES ELUES LOCALES
VIVE NOS ELUES LOCALES
Acclamez ! Exultez ! Dansez !
Gens d’ici et d’ailleurs
De Cobli ou de Malanville
De Kétou ou de Kérou
De Ouidah ou de Badazoui
Ouvrez vos oreilles pour mieux voir
Ouvrez vos yeux pour mieux entendre
L’inexpéré nous a rendu visite
Et martèle nos vies de ses pas
L’alchimie du progrès, mes frères
A entamé la nuit de nos traditions
La nuit de nos coutumes
Et la femme entre-temps Godonou
Est devenue Nukonnu
Elle n’est plus les fesses de nos vies
Mais les bras, le cœur et la tête de nos combats
Nos femmes,
Nous les avions couvertes de la honte de nos pesanteurs
Nous les avions étouffées d’une fécondité trop orageuse
Nous les avions asphyxiées de travaux domestiques
Frappées d’interdits politiques
Mais l’heure est venue
Qui explose nos limites
Et écrase nos phallocraties inutiles
L’heure est venue
Et les choses ont changé
Et la nuit de nos caprices masculins a cédé
Et de nos femmes nous avons désormais des élues conseillères
Désormais,
Nos femmes ne sont plus seulement mères de nos enfants
Mais également Maires de nos villes
Elles ne sont plus uniquement les élues de nos cœurs
Mais aussi des élues locales
Des élues communales, des élues municipales
Présentes au cœur des décisions nationales
Nos femmes ne sont plus seulement
Confinées aux joies de nos foyers
Mais également au bonheur de la Nation
Qui a dit
Que le sel de la maison ne peut assaisonner la Nation ?
Qui a pensé que le Feu de nos nuits intimes
Ne peut éclairer la gestion de nos villes ?
Qui mieux que nos femmes
Sait l’économie du bois nécessaire au développement national ?
Qui mieux que l’épicière
Dira où construire l’épicerie ?
Comment bâtir le marché ?
Qui mieux que l’accouchée, la parturiente
Dira où construire la maternité ?
Acclamons nos élues conseillères
Elles ont nom Kingnaré YAROU SINATOKO, Maire de Nikki
Clarisse ODJO, Maire de Pobè
Lucie SESSINOU TIDJANI, Maire de Kétou
Abiba DAFIA WASSANGARI, Maire de Kérou
Irène KOUKOUI-DEHOUMON, élue conseillère de Porto-Novo
Et comme les hommes
Elles ont construit des hôpitaux, des écoles
Elles ont tracé des routes
Elles ont mobilisé des fonds
Mobilisé des partenariats
Et il est grand temps
Que ses Amazones du développement soient associées
Aux décisions qui engagent la Nation
Et c’est le combat de G/PIFeD
Groupe d’ONG, de personnalités et d’Institutions
Né pour porter la Femme
Au cœur des décisions nationales
La découvrir, la révéler, l’élever au rang de Dignité Nationale
Mais toi aussi Femme,
Sache que le combat continue
Et pour que toujours tu gagnes
Il te faut te redresser
Nous ne voulons pas des élues dormeuses
Pour une politique nationale plus affermie
Il nous faut des familles plus unies et plus épanouies
Que ta politique n’évanouisse pas ton mari
Que ta politique ne « dérespecte » pas ton mari
Que ta politique ne t’enlève pas à tes enfants
Et pour aller aux réunions nocturnes
Habilement convoquées par les hommes
N’oublie pas ton « panti »
Que le Président du Parti
Au détriment de ton mari
Ne devienne pas ton « Zui-Zui »
Et que le Président de la République
Te nommant un jour Ministre
Ne te transforme en sa Politique intime
Et que vivent la Femme et la République
Pour des mandats plus nombreux et plus réussis !
Cotonou, 31 Mars 2008
Erick-Hector HOUNKPE
Poète, comédien, conteur et Metteur en Scène
(229) 95 96 47 46/ 97 32 00 47
hounkpefr2000@yahoo.fr
NB : Ce document a servi de support au spectacle intitulé
« VIVE NOS ELUES LOCALES » et commandé par G/PIFeD.
Les droits d’auteur étant indispensables, « Toute représentation
Ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement
De l’auteur ou de ses ayants droits ou ayants cause, est illicite »
et tombe sous le coup de la loi.
Acclamez ! Exultez ! Dansez !
Gens d’ici et d’ailleurs
De Cobli ou de Malanville
De Kétou ou de Kérou
De Ouidah ou de Badazoui
Ouvrez vos oreilles pour mieux voir
Ouvrez vos yeux pour mieux entendre
L’inexpéré nous a rendu visite
Et martèle nos vies de ses pas
L’alchimie du progrès, mes frères
A entamé la nuit de nos traditions
La nuit de nos coutumes
Et la femme entre-temps Godonou
Est devenue Nukonnu
Elle n’est plus les fesses de nos vies
Mais les bras, le cœur et la tête de nos combats
Nos femmes,
Nous les avions couvertes de la honte de nos pesanteurs
Nous les avions étouffées d’une fécondité trop orageuse
Nous les avions asphyxiées de travaux domestiques
Frappées d’interdits politiques
Mais l’heure est venue
Qui explose nos limites
Et écrase nos phallocraties inutiles
L’heure est venue
Et les choses ont changé
Et la nuit de nos caprices masculins a cédé
Et de nos femmes nous avons désormais des élues conseillères
Désormais,
Nos femmes ne sont plus seulement mères de nos enfants
Mais également Maires de nos villes
Elles ne sont plus uniquement les élues de nos cœurs
Mais aussi des élues locales
Des élues communales, des élues municipales
Présentes au cœur des décisions nationales
Nos femmes ne sont plus seulement
Confinées aux joies de nos foyers
Mais également au bonheur de la Nation
Qui a dit
Que le sel de la maison ne peut assaisonner la Nation ?
Qui a pensé que le Feu de nos nuits intimes
Ne peut éclairer la gestion de nos villes ?
Qui mieux que nos femmes
Sait l’économie du bois nécessaire au développement national ?
Qui mieux que l’épicière
Dira où construire l’épicerie ?
Comment bâtir le marché ?
Qui mieux que l’accouchée, la parturiente
Dira où construire la maternité ?
Acclamons nos élues conseillères
Elles ont nom Kingnaré YAROU SINATOKO, Maire de Nikki
Clarisse ODJO, Maire de Pobè
Lucie SESSINOU TIDJANI, Maire de Kétou
Abiba DAFIA WASSANGARI, Maire de Kérou
Irène KOUKOUI-DEHOUMON, élue conseillère de Porto-Novo
Et comme les hommes
Elles ont construit des hôpitaux, des écoles
Elles ont tracé des routes
Elles ont mobilisé des fonds
Mobilisé des partenariats
Et il est grand temps
Que ses Amazones du développement soient associées
Aux décisions qui engagent la Nation
Et c’est le combat de G/PIFeD
Groupe d’ONG, de personnalités et d’Institutions
Né pour porter la Femme
Au cœur des décisions nationales
La découvrir, la révéler, l’élever au rang de Dignité Nationale
Mais toi aussi Femme,
Sache que le combat continue
Et pour que toujours tu gagnes
Il te faut te redresser
Nous ne voulons pas des élues dormeuses
Pour une politique nationale plus affermie
Il nous faut des familles plus unies et plus épanouies
Que ta politique n’évanouisse pas ton mari
Que ta politique ne « dérespecte » pas ton mari
Que ta politique ne t’enlève pas à tes enfants
Et pour aller aux réunions nocturnes
Habilement convoquées par les hommes
N’oublie pas ton « panti »
Que le Président du Parti
Au détriment de ton mari
Ne devienne pas ton « Zui-Zui »
Et que le Président de la République
Te nommant un jour Ministre
Ne te transforme en sa Politique intime
Et que vivent la Femme et la République
Pour des mandats plus nombreux et plus réussis !
Cotonou, 31 Mars 2008
Erick-Hector HOUNKPE
Poète, comédien, conteur et Metteur en Scène
(229) 95 96 47 46/ 97 32 00 47
hounkpefr2000@yahoo.fr
NB : Ce document a servi de support au spectacle intitulé
« VIVE NOS ELUES LOCALES » et commandé par G/PIFeD.
Les droits d’auteur étant indispensables, « Toute représentation
Ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement
De l’auteur ou de ses ayants droits ou ayants cause, est illicite »
et tombe sous le coup de la loi.
dimanche 30 mars 2008
BENIN: Sortie frauduleuse de 50.000 cartes d'électeur

BENIN:
COMMISSION ELECTORALE -LITTORAL
Sortie frauduleuse de 50.000 cartes d'électeur
___________par Gontran HOUNSOUNOU
Le jeudi 27 mars dernier, les membres de la commission électorale départementale du Littoral au Bénin étaient devant la presse. C'était pour dénoncer une sortie frauduleuse de matériels sensibles relatifs aux dernières opérations de délivrance de cartes d'électeur au profit de la CEC-Cotonou et dont ils n'avaient pas eu connaissance.
Selon le président de la CED-Littoral, Eloi DJITTRINOU et son coordonnateur chargé du budget et du matériel, Camille FAGNISSE, c'est un membre de leur commission qui le lundi dernier, s'est rendu très tôt dans la matinée au magazin central de la CENA pour récupérer un important lot de matériels sensibles dans le cadre des opérations de recensement et de délivrance de cartes d'électeur au niveau de la ville de Cotonou. Au nombre de ces matériels sensibles on cite: 50.000 cartes d'électeur, 15.000 listes électorales, 3.000 procès verbeaux journaliers et d'autres articles que les autres membres de la CED ne sont pas parvenus à maîtriser, puisque n'ayant pas eu le bon de sortie.
Comment sont-ils arrivés à découvrir le pot-au rose?
En effet, ce jour-là, suites à une rupture de listes électorales, ils ont dépêché l'un de leurs membres auprès de la CENA pour en récupérer. C'est à ce niveau qu'ils ont été informés que quelqu'un parmi eux était déjà passé pour se faire remettre un important lot de matériels sensibles au nom de leur commission. A la question de savoir qui a envoyé cet émissaire, le président de la CED-Littoral et son coordonnateur ont décliné leur responsabilité. L'intéressé aurait reconnu les faits au cour de leur plénière. Il aurait même reçu une demande d'explication à laquelle, jusqu'à vendredi dernier il n'a pas répondu.
On ignore combien de cartes d'électeur, il a réussi à distribuer en contournant la CED-Littoral. C'est après que cette dernière ait réagi qu'il s'est précipité à la CENA pour leur retourner le reste du matériel sensible qui était encore à sa disposition. Précisons que c'est ensemble avec le coordonnateur de la CENA-Littoral, Ernest OUEOUNOU que cette CED essaie de gérer ce dossier depuis le mardi dernier. C'est dire que la CENA est déjà informée tout comme elle l'est aussi pour le dossier relatif au 200 cartes disparues à SÔ-AVA, et dont le rapport est déjà fait.
Selon le secrétaire à la communication de la CENA, Pascal GANDAHO, ce sont des pratiques que son institution ne saurait tolérer, car, elles faussent le jeu.
dimanche 6 janvier 2008
La Reine DJÊHAMI, épouse du Roi KPODEGBE d'Allada
jeudi 3 janvier 2008
La Reine Djèhami
Originaire de la République du Cameroun et issue d'une famille royale dont le père est le Roi des Rois d'Afrique, la Reine Djèhami est, parmi ses co-épouses, l'épouse moderne du Roi Kpodégbé Toï Djigla d'Allada. Initiatrice de l'Association des Reines du Bénin, elle est élue par ses soeurs en tant que Présidente des Reines du Bénin.jeudi 27 décembre 2007
La route des esclaves: Le Mémorial de Zoungbodji
La place CHACHA
La route des esclaves au Bénin
BENIN: LE BERCEAU DU VODOUN
mardi 25 décembre 2007
LA TRAITE DES ENFANTS AU BENIN
____par Gontran HOUNSOUNOU
Photo : © Gontran HOUNSOUNOU

Marcher sur des kilomètres, portant des marchandises sur la tête pour n'en vendre que très peu, alors que la tutrice en attend une bonne recette. Ces enfants confiés, communément appelés au Bénin « Vidomègon», lassés par la longue marche n'hésitent pas à se donner de repos, même aux abords des rues.
Quand la pauvreté et l'ignorance des parents sont à leur comble, la misère s'installe et voilà les enfants subir les affres d'une vie malheureuse.
Au premier chant du coq, les pauvres enfants sont déjà sur pieds pour les travaux domestiques.
A peine a-t-on pensé à leur petit déjeuner et voilà
que commence le tour de la ville. Pour quel
commerce?
Photo : © Gontran HOUNSOUNOU
Marcher sur des kilomètres, portant des marchandises sur la tête pour n'en vendre que très peu, alors que la tutrice en attend une bonne recette. Ces enfants confiés, communément appelés au Bénin « Vidomègon», lassés par la longue marche n'hésitent pas à se donner de repos, même aux abords des rues.
Quand la pauvreté et l'ignorance des parents sont à leur comble, la misère s'installe et voilà les enfants subir les affres d'une vie malheureuse.
Au premier chant du coq, les pauvres enfants sont déjà sur pieds pour les travaux domestiques.
A peine a-t-on pensé à leur petit déjeuner et voilà
que commence le tour de la ville. Pour quel
commerce?
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